Yaël Braun-Pivet et la prudence institutionnelle
Les propose de Gabriel Attal interviennent après l’opposition ferme de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. Mardi 1er février, sur Europe 1, elle avait rejeté la création d’une commission d’enquête parlementaire, invoquant le principe de séparation des pouvoirs : « La commission d’enquête parlementaire ne doit pas être en concurrence avec la justice ».
Cette position fait écho aux demandes de La France insoumise la semaine précédente, qui préconisait une commission transpartisane afin de permettre aux victimes de témoigner et d’investiguer sur d’éventuelles ingérences ou financements de partis politiques. L’affaire a également secoué la sphère politique française, avec la démission de Jack Lang de la présidence de l’Institut du Monde arabe (IMA) suite à l’ouverture d’une enquête du parquet national financier sur ses liens financiers avec Jeffrey Epstein.
Premier nommé dans l’affaire, l’ancien ministre de la Culture sous François Mitterrand, Jack Lang, a annoncé ce week-end sa démission de la présidence de l’Institut du Monde arabe (IMA), suite à l’ouverture d’une enquête par le parquet national financier concernant ses liens financiers avec Jeffrey Epstein.
Les jets privés et vacances financées pointés du doigt
« C’est profondément inquiétant. Tout en saluant l’engagement et le travail de Jack Lang en tant que ministre, je refuse de voir des hommes et des femmes politiques profiter des largesses de particuliers », s’est indignée Yaël Braun-Pivet. « Il est inacceptable que certains utilisent des jets privés ou se fassent payer des vacances », a-t-elle insisté.
« C’est moralement répréhensible, et cela fait de vous, d’une manière ou d’une autre, les obligés de ceux qui vous financent », a-t-elle ajouté, soulignant que cela la « choque profondément en tant que femme politique ».
Pour autant, a-t-elle expliqué, la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire « créerait une confusion des pouvoirs », alors que la France repose sur « la séparation entre le législatif et la justice ».