Bernadette Chirac est décédée à l’âge de 93 ans, a annoncé sa fille Claude Chirac à l’AFP. Issue d’un milieu catholique et aristocratique, rien ne la destinait a priori à croiser la route de Jacques Chirac. Leur rencontre a lieu en 1951, sur les bancs de Sciences-Po à Paris, où la jeune femme se montre d’abord réservée face à cet étudiant qu’elle décrit comme un « grand escogriffe ».
Malgré les différences sociales et les réticences familiales, leur relation s’impose progressivement. Bernadette Chodron de Courcel épouse Jacques Chirac en 1956 et adopte une posture de soutien discret aux ambitions politiques de son mari, revendiquant une certaine réserve dans sa vie publique.
Bernadette Chirac : une épouse engagée, entre ombre politique et combats personnels
Au fil des décennies, Bernadette Chirac accompagne la carrière de son mari, de la Corrèze jusqu’à l’Élysée en 1995. Derrière l’image d’un couple présidentiel solide, elle joue aussi un rôle politique plus actif, notamment comme élue locale en Corrèze, où elle devient l’une des premières femmes à siéger au conseil général. Dotée d’un sens politique reconnu, elle influence parfois les décisions majeures du chef de l’État.
Sa vie est également marquée par des épreuves intimes, notamment la maladie de leur fille Laurence, qu’elle affronte comme un combat personnel. Cet engagement se traduit par des actions caritatives fortes, dont la création de la Maison de Solenn et son implication dans la Fondation des hôpitaux de Paris et l’opération Pièces jaunes, qui lui valent une large reconnaissance publique.
Après la mort de Jacques Chirac en 2019, puis celle de leur fille, Bernadette Chirac s’était progressivement retirée de la vie publique, affaiblie. Elle laisse derrière elle l’image d’une femme de devoir, à la fois discrète et déterminée, ayant accompagné et influencé plusieurs décennies de vie politique française.