Dans la nuit du 17 au 18 février, quatre militaires ont perdu la vie dans la province du Borkou, à l’extrême nord du Tchad. Les soldats, engagés dans une mission de patrouille, auraient été pris pour cible sur un axe routier de la région.
Selon des informations préliminaires, l’attaque se serait produite lors d’un affrontement entre les forces de défense et des individus assimilés à des coupeurs de route. L’identité exacte des assaillants ainsi que les circonstances précises de l’accrochage demeurent, à ce stade, à clarifier.
Suspension du gouverneur sur fond de tensions sécuritaires au Tchad
À la suite de cet incident meurtrier, les autorités ont annoncé la suspension du gouverneur de la province. La décision est justifiée par un « refus d’assumer ses responsabilités », selon les termes officiels.
Cette mesure intervient dans un contexte de recrudescence des attaques visant les axes de communication dans le nord du pays. Elle traduit la pression croissante exercée sur les responsables locaux, sommés de rétablir rapidement la sécurité dans une zone où la protection des convois et des usagers de la route demeure un défi majeur.
D’après une source gouvernementale, des mesures de renforcement sécuritaire seront déployées dans les prochains jours dans cette zone désertique régulièrement visée par des attaques de coupeurs de route. Il est notamment prévu d’instaurer des patrouilles chargées d’escorter et de sécuriser les déplacements des voyageurs.
Une délégation de l’armée tchadienne frappée par l’explosion d’une mine
Une délégation de l’armée tchadienne se rendait à Ngounboua, dans la région du lac Tchad, après une attaque nocturne attribuée à Boko Haram contre une position militaire, ayant fait au moins un mort dans les rangs tchadiens, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.
Selon la même source, 23 combattants de Boko Haram ont été tués lors des affrontements. Un bilan confirmé par le porte-parole de l’armée tchadienne, le colonel Azem Bermandoa, sur la télévision nationale.
Accompagnée d’un journaliste de la télévision publique, la délégation s’était rendue sur les lieux de l’attaque afin de « remonter le moral des troupes ». En cours de route, leur convoi a été frappé par l’explosion d’une mine.
La région du lac Tchad connaît une recrudescence des violences depuis juin 2018. Au moins huit attaques attribuées au groupe jihadiste nigérian Boko Haram ont été recensées sur le territoire tchadien. Fin mars, 23 soldats tchadiens avaient notamment été tués lors de l’attaque d’une base avancée située sur la rive nord-est du lac.