Battu d’entrée par la France (1-3), le Sénégal se retrouve déjà dos au mur avant d’affronter la Norvège, victorieuse de l’Irak (4-1). Pour rester en course dans ce Mondial, les Lions devront impérativement contenir le danger numéro un : Erling Haaland, auteur d’un doublé lors de la première journée.
Depuis plusieurs jours, l’attaquant norvégien cristallise toutes les inquiétudes côté sénégalais. Sur les réseaux sociaux, ses actions circulent en boucle, nourrissant autant la fascination que l’angoisse. Puissance, explosivité, efficacité : le profil du buteur est décortiqué par les supporters des Lions, conscients de l’ampleur du défi. Certains en viennent même à ironiser sur la nécessité de recourir à des prières pour freiner le « phénomène ».
Le contexte n’aide pas à apaiser les craintes, surtout après la défaite initiale et les difficultés défensives déjà exposées face à Kylian Mbappé, auteur lui aussi d’un doublé. Cette fois, la solidité de la défense sénégalaise sera directement testée par un attaquant réputé pour convertir la moindre opportunité.
Sénégal – Norvège : Pape Thiaw refuse la fixation individuelle et redoute une double menace
Le sélectionneur des Lions, Pape Thiaw, refuse pourtant de concentrer toute la préparation sur un seul homme. Pas de « plan anti-Haaland », mais un dispositif global : « un plan anti-Norvège », insiste-t-il, en misant sur l’expérience de ses défenseurs.
Parmi eux, Kalidou Koulibaly devra incarner la solidité d’un secteur défensif mis à rude épreuve. Le staff s’appuie également sur l’expérience de Moussa Niakhaté, déjà confronté à Haaland à plusieurs reprises, avec des résultats encourageants en termes de maîtrise défensive.
Statistiquement, le danger est connu : le Norvégien marque très rarement en dehors de la surface et reste redoutable dans le jeu aérien comme dans la finition du pied gauche. Mais le danger ne vient pas seul. À ses côtés, Alexander Sørloth, auteur d’une saison prolifique avec l’Atlético Madrid, incarne une seconde menace physique et offensive.
Entre puissance, réalisme et présence dans la surface, la défense sénégalaise devra donc gérer une équation à deux inconnues. Un test grandeur nature pour des Lions déjà sous pression, dans une rencontre qui pourrait bien être décisive pour la suite de leur tournoi.