L’Iran a vivement réagi samedi après le refus de délivrance de visas américains à plusieurs membres de l’encadrement de sa sélection nationale, qualifiant la situation de « traitement discriminatoire ». Dans un message publié sur X, l’ambassade de Téhéran en Turquie a estimé que ces refus visaient non seulement des dirigeants, mais aussi des conseillers techniques et d’autres membres jugés essentiels au fonctionnement de l’équipe.
Cette prise de position faisait suite aux déclarations de l’ambassadeur américain en Turquie affirmant que les joueurs iraniens avaient bien obtenu leurs visas pour participer à la Coupe du monde, avec un premier match prévu le 15 juin à Los Angeles face à la Nouvelle-Zélande. Plusieurs médias affirment toutefois que certaines figures importantes de la fédération, dont son président Mehdi Taj, n’auraient pas obtenu de visa.
En Iran, une préparation perturbée entre tensions diplomatiques et contraintes logistiques
Actuellement en Turquie, la sélection iranienne doit poursuivre son déplacement samedi vers l’Espagne, avant de rejoindre le Mexique où se situe son camp de base. L’équipe nationale, attendue dimanche, a dû adapter son organisation en raison des incertitudes liées aux formalités d’entrée aux États-Unis, passant notamment d’un camp initialement prévu à Tucson (Arizona) à Tijuana.
Ces difficultés s’inscrivent dans un contexte diplomatique tendu, marqué par des frictions récurrentes entre Washington et Téhéran. L’Iran, pourtant parmi les premiers pays qualifiés pour la compétition, voit ainsi sa préparation fragilisée par ces obstacles administratifs et les tensions géopolitiques persistantes.