Le ministère de la Santé italien a déclenché jeudi le niveau maximal d’alerte, dit « alerte rouge » ou niveau 3, pour plusieurs grandes villes du pays, dont Rome, Florence, Bologne et Turin. Cette décision intervient dans le cadre d’une vague de chaleur précoce qui touche actuellement une large partie de l’Europe. Les températures attendues atteignent des niveaux inhabituellement élevés pour la fin du mois de mai : jusqu’à 33°C à Turin, 32°C à Florence et Bologne (avec une température ressentie pouvant grimper à 35°C), et environ 31°C à Rome, où la chaleur ressentie peut atteindre 33°C.
Ce niveau d’alerte indique une situation d’urgence climatique susceptible d’affecter non seulement les populations vulnérables, mais aussi les personnes en bonne santé et actives. Selon les autorités sanitaires, il est activé lorsque des températures élevées et des conditions météorologiques persistantes durent au moins trois jours consécutifs.
En Italie, un phénomène météorologique lié à un « dôme de chaleur » sur l’Europe de l’Ouest
Selon les services météorologiques, cette vague de chaleur exceptionnelle est liée à un « dôme de chaleur », une zone de haute pression qui emprisonne l’air chaud venu d’Afrique du Nord au-dessus de l’Europe de l’Ouest. Ce phénomène concerne plusieurs pays, dont la France, le Royaume-Uni et l’Italie.
Les scientifiques rappellent que le changement climatique d’origine humaine contribue à intensifier la fréquence et la sévérité des événements extrêmes, notamment les vagues de chaleur, les sécheresses et les épisodes d’inondations. En Italie, le ministère de la Santé publie depuis le 25 mai des bulletins quotidiens dans 27 villes afin de suivre l’évolution de la situation sur des prévisions à 24, 48 et 72 heures.