Un mois après la présentation du plan gouvernemental visant à dynamiser la consommation d’électricité en France, les principaux acteurs de la filière sont reçus ce mardi à l’Élysée. Responsables du BTP, de l’industrie, des transports et de l’énergie sont invités à s’engager dans la transition électrique du pays, portée à la fois par des objectifs climatiques et par la volonté de réduire la dépendance aux énergies fossiles importées, dans un contexte de hausse des prix du pétrole.
Ce plan, composé de 22 mesures, ambitionne de faire progresser la part de l’électricité dans la consommation finale à 34 % en 2030 et 38 % en 2035, contre 27 % en 2024 en France. À plus long terme, l’exécutif vise une réduction de la part des énergies fossiles sous les 50 % d’ici 2050.
Électrification de la France : des investissements massifs
Le déploiement de cette stratégie repose sur des engagements financiers et industriels importants. EDF prévoit notamment d’y consacrer environ 240 millions d’euros, répartis entre le soutien à l’installation de pompes à chaleur, l’aide à l’électrification du transport lourd et la préparation de sites industriels adaptés aux fortes consommations électriques.
Dans le secteur industriel et des transports, des dispositifs spécifiques sont annoncés, comme un soutien aux chaudières électriques et le développement d’un réseau de recharge pour poids lourds. Les entreprises du Serce, impliquées dans l’installation des infrastructures électriques, s’engagent de leur côté à recruter massivement afin d’accompagner cette transition.
Selon les professionnels du secteur, il s’agit d’un chantier de long terme, étalé sur 25 à 30 ans, impliquant aussi bien la modernisation des logements et des infrastructures que le développement des compétences dans les métiers de l’électricité et de la haute tension.