Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban, annoncé jeudi par Donald Trump, est entré en vigueur dans un climat déjà fragile. Dès les premières heures, l’armée libanaise a fait état de violations imputées à Israël dans le sud du pays, faisant planer des doutes sur la solidité de la trêve.
Vendredi, le président français Emmanuel Macron a exprimé sa «préoccupation» face au risque d’un affaiblissement rapide de l’accord. Dans un message publié sur X, il a appelé à garantir la sécurité des populations civiles des deux côtés de la frontière, exhortant le Hezbollah à déposer les armes et Israël à respecter la souveraineté du « Pays du Cèdre » ainsi qu’à mettre fin aux hostilités.
Paris réaffirme son rôle et son soutien au Liban
De son côté, la ministre des Armées Catherine Vautrin a insisté sur la nécessité de faire respecter le cessez-le-feu, décrivant une situation «absolument dramatique» au « Pays du Cèdre » lors de son intervention sur TF1.
Réagissant aux critiques de l’ambassadeur israélien aux États-Unis sur le rôle de la France dans les discussions, elle a défendu la légitimité de Paris. «Personne ne peut remettre en cause les relations entre la France et le Liban», a-t-elle affirmé, rappelant la présence constante de la France aux côtés des Libanais et l’histoire commune qui lie les deux pays.