MOYEN-ORIENT

Washington sous tension : Paris refuse de céder sur le détroit d’Ormuz

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À Washington, le ministre français de l’Économie affiche sa fermeté face à la crise en Iran, aux tensions sur le détroit d’Ormuz et aux risques d’inflation mondiale.
Washington sous tension : Paris refuse de céder sur le détroit d’Ormuz
Paris, capitale de la France

Depuis Washington, où il multiplie les réunions du G7, du G20 et du Fonds monétaire international (FMI), le ministre français de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, affiche une ligne ferme aux côtés du gouverneur de la Banque de France.

Dans un climat marqué par la gravité, la guerre en Iran et ses répercussions économiques dominent les échanges entre grands argentiers. L’incertitude reste totale quant à une éventuelle désescalade du conflit et à la réouverture du détroit d’Ormuz, axe stratégique du commerce pétrolier mondial.

Le FMI a ainsi présenté plusieurs scénarios, dont le plus pessimiste table sur une prolongation du conflit au-delà de 2026, avec une inflation mondiale pouvant atteindre 6 %. Une hypothèse que le ministre n’écarte pas, tout en réaffirmant la position française : il refuse toute idée de payer pour sécuriser le passage par Ormuz. Dans le même temps, il insiste pour que la guerre en Iran ne détourne pas l’attention du soutien à l’Ukraine, appelant à empêcher la Russie de tirer profit de la flambée des prix du pétrole. Face à cette hausse, Paris se dit prêt à mobiliser à nouveau ses stocks stratégiques si nécessaire face à Washington.

Inflation, taux et souveraineté économique au cœur des priorités à Washington

Aux côtés du ministre, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a évoqué une action « sans hésitation mais sans précipitation », laissant entendre que la Banque centrale européenne pourrait relever ses taux en cas d’inflation durable. Un équilibre délicat, alors que les autorités monétaires cherchent à contenir la hausse des prix sans freiner la croissance.

Par ailleurs, au-delà de l’urgence géopolitique, la question des terres rares s’impose comme un enjeu stratégique majeur. Roland Lescure met en garde contre le risque de remplacer la dépendance aux hydrocarbures par une dépendance aux minerais critiques, dominés par la Chine. Sur ce point, le ministre affirme bénéficier d’un soutien unanime de ses partenaires internationaux, déterminés à sécuriser leurs approvisionnements dans un contexte de transition énergétique.

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