La semaine dernière, un Mémorandum d’entente a été signé entre la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), le gouvernement congolais et le groupe politico-militaire AFC/M23. Ce document, présenté comme stratégique, vise à formaliser les engagements des parties et à renforcer la surveillance du cessez-le-feu dans l’est du pays.
La CIRGL au cœur du dispositif de suivi en RDC
Médiateurs qatariens et américains, Conseil de sécurité de l’ONU et Union africaine s’appuient tous sur l’expertise de la CIRGL pour surveiller et vérifier le respect du cessez-le-feu. Ces dernières semaines, l’organisation régionale a intensifié ses efforts pour remplir cette mission.
Le Mémorandum précise la mission du mécanisme : surveiller le cessez-le-feu, enquêter sur les violations présumées et prendre les mesures nécessaires pour éviter de nouveaux incidents. Il définit également la composition du mécanisme : trois représentants du gouvernement congolais et trois de l’AFC/M23, avec la possibilité pour des observateurs de l’UA, du Qatar, des États-Unis et de la CIRGL d’intervenir. La vérification conjointe sera menée par le général de brigade zambien Charles Simuyuni Nakeempa, avec un nombre égal de représentants des parties, et la participation d’observateurs internationaux aux enquêtes est prévue.
Des accords antérieurs sans résultat concret
Kinshasa et l’AFC/M23 avaient déjà signé en juillet à Doha une déclaration de principes pour un cessez-le-feu permanent, et la RDC et le Rwanda avaient validé un accord de paix à Washington en décembre. Pourtant, aucun de ces textes n’a permis de faire taire les armes dans l’est du pays. Le nouveau Mémorandum pourrait marquer un tournant, mais la question du financement du dispositif reste entière.