Cette relance s’applique rétroactivement au 30 septembre 2025, date à laquelle l’accord avait expiré, a précisé dans un communiqué Jamieson Greer, représentant au Commerce de la Maison Blanche (USTR).
L’extension de l’AGOA a été incluse dans un texte promulgué mardi par Donald Trump, mettant fin à plus de trois jours de paralysie partielle de l’administration fédérale américaine.
En janvier, la Chambre des représentants avait adopté une reconduction de l’accord pour trois ans, mais le Sénat a finalement réduit cette durée à un an.
L’AGOA constitue un pilier des relations commerciales entre les États-Unis et l’Afrique. Mis en place en 2000 sous la présidence de Bill Clinton, il permet aux pays africains d’exporter de nombreux produits vers les États-Unis sans droits de douane, à condition de respecter plusieurs critères, notamment le pluralisme politique, le respect des droits humains et la lutte contre la corruption.
AGOA, une trentaine de pays africains concernés, sous conditions
Environ une trentaine de pays africains, dont l’Angola, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, Madagascar et le Sénégal, bénéficient de cet accord. Il couvre un large éventail de produits, allant de l’habillement à l’igname, en passant par les voitures.
Le gouvernement Trump a utilisé l’expiration de l’AGOA comme levier de pression sur les pays africains. En octobre, le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, avait reconnu que la prolongation de l’accord était conditionnée à l’accueil par son pays de personnes expulsées des États-Unis. La Maison Blanche a également insisté sur la nécessité pour les pays africains de s’ouvrir davantage aux produits américains pour bénéficier de l’AGOA.
Dans son communiqué de mardi, Jamieson Greer a souligné que l’« AGOA du XXIe siècle » devait imposer davantage d’exigences aux partenaires commerciaux tout en offrant un meilleur accès au marché américain pour les entreprises, agriculteurs et éleveurs. Il a également précisé vouloir collaborer avec le Congrès pour moderniser le programme et l’aligner sur la politique « America First » du président Trump.