Une amélioration liée au cessez-le-feu
Selon l’analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire à Gaza, un organisme rattaché à l’Organisation des Nations unies, la situation a commencé à évoluer après le cessez-le-feu décrété le 10 octobre 2025. Cette trêve a permis une reprise partielle des livraisons humanitaires et commerciales, facilitant l’acheminement de denrées alimentaires vers le territoire.
Les experts de l’ONU parlent d’une amélioration « notable » de la sécurité alimentaire et de la nutrition, comparée aux mois précédents où la famine touchait directement une partie importante de la population. Cette évolution reste cependant fragile et dépend largement du maintien de l’accalmie sur le terrain.
Une insécurité alimentaire toujours critique
Malgré ces progrès, la situation demeure très préoccupante dans la bande de Gaza. L’ONU souligne que la majorité des habitants reste confrontée à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire. Pour de nombreuses familles, l’accès régulier à une alimentation suffisante et équilibrée reste difficile, voire impossible.
Les infrastructures affaiblies, la pauvreté extrême et la dépendance à l’aide extérieure continuent de peser lourdement sur la vie quotidienne. Même avec un meilleur accès aux convois humanitaires, les besoins restent immenses et dépassent largement les ressources disponibles.
Une situation fragile et sous surveillance
Les Nations unies préviennent que cette amélioration ne doit pas masquer la fragilité de la situation. Sans stabilité durable ni accès constant à l’aide, le risque d’une nouvelle dégradation reste réel. Les agences humanitaires appellent à maintenir et renforcer les efforts internationaux pour éviter un retour de la famine.
Pour l’ONU, Gaza est sortie de l’urgence la plus extrême, mais demeure plongée dans une crise humanitaire profonde, où la survie alimentaire de millions de personnes reste suspendue aux évolutions politiques et sécuritaires.
Avec Affairage.ci