Mansoureh Khojasteh Bagherzadeh, épouse du Guide suprême iranien Ali Khamenei, est décédée ce lundi 2 mars à l’âge de 79 ans, des suites des blessures reçues lors des frappes américano-israéliennes qui ont frappé la résidence du couple à Téhéran le samedi 1er mars. Hospitalisée dans le coma depuis les premières heures des attaques, elle n’a pas survécu à ses traumatismes.
La famille Bagherzadeh endeuillée par les frappes
Les médias d’État iraniens, dont Press TV et l’agence Tasnim, rapportent que d’autres membres de la famille Khamenei ont également été tués, parmi lesquels une fille et un petit-enfant du Guide suprême.
Réputée pour sa discrétion, Mansoureh Khojasteh Bagherzadeh avait toujours maintenu un profil très effacé malgré près de quarante ans de pouvoir de son mari, se plaçant parmi les épouses les moins visibles de l’histoire politique iranienne.
L’Iran jure vengeance
La mort de Khamenei a considérablement aggravé la situation au Moyen-Orient, l’Iran jurant de venger la mort de son guide suprême. Dimanche, le président Massoud Pezeshkian a déclaré que l’armée iranienne « écrasera par la force les bases ennemies », qualifiant la mort de Khamenei de « déclaration de guerre contre les musulmans ».
« La République islamique d’Iran considère comme son devoir légitime et son droit de venger les auteurs et les instigateurs de ce crime historique », a déclaré le président iranien dans une allocution télévisée à la télévision nationale.
L’Iran a également ciblé plusieurs bases américaines dans le Golfe. Dimanche, il a par ailleurs affirmé que le porte-avions américain USS Abraham Lincoln avait été attaqué par quatre de ses missiles balistiques. Cependant, le commandement central américain a démenti ces allégations.
L’Iran cible également Israël. Lundi, il a affirmé que le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait également été visé, mais Tel-Aviv a démenti ces allégations, les qualifiant de mensongères.