EUROPE

Incendie en Andalousie : les habitants évacués racontent deux jours d’angoisse après un feu meurtrier

EUROPE
L’incendie qui a détruit plus de 3 000 hectares en Andalousie a fait 12 morts et contraint 1 400 habitants à évacuer. Les sinistrés témoignent de leur peur et de leur incertitude.
Incendie en Andalousie : les habitants évacués racontent deux jours d’angoisse après un feu meurtrier
En Andalousie, le violent incendie s’est propagé très rapidement après le départ de feu provoqué par la rupture d’un câble électrique. - G. Marrero/AP/SIPA

L’incendie qui a ravagé plus de 3 000 hectares en Andalousie, dans le sud de l’Espagne, connaît une évolution favorable ce samedi 11 juillet, après deux jours d’intense mobilisation des secours. Le sinistre, qui a fait 12 morts, a plongé des milliers d’habitants dans l’inquiétude, notamment dans cette région où réside une importante communauté étrangère, parmi laquelle de nombreux Britanniques.

Au total, 1 400 personnes ont dû quitter leur domicile face à la progression des flammes. À la sortie de Los Gallardos, plusieurs dizaines de véhicules attendent encore sur le bord de la route, leurs occupants espérant pouvoir regagner leurs habitations. « J’attends qu’ils ouvrent la route pour accéder à ma maison, parce que je suis évacué depuis jeudi soir », témoigne Benito Navarro.

Hébergé chez un ami dans un village voisin, il raconte la peur ressentie lorsque l’incendie s’est rapproché des habitations. « Quand le feu s’approchait de là, juste ici, si près, j’ai eu peur. Une peur et de l’impuissance, parce que c’était vraiment l’horreur », confie-t-il.

Incendie en Andalousie : les sinistrés entre soulagement et inquiétude face à un retour encore incertain

Parmi les habitants déplacés, certains tentent ce samedi de récupérer des affaires essentielles sous escorte des autorités. C’est le cas de Domingo Campoy, venu chercher les médicaments de sa mère évacuée en urgence jeudi. « Ils m’ont dit que je pourrai y aller uniquement accompagné par la police municipale pour récupérer les médicaments de ma mère », explique-t-il, précisant qu’il ne pourra pas vérifier l’état de ses animaux ni accéder librement à son domicile.

« Il faudra y aller, prendre les médicaments et repartir. Et je ne sais pas quand on pourra y retourner normalement », ajoute-t-il, illustrant l’incertitude qui demeure pour de nombreux habitants.

Pendant ce temps, les pompiers poursuivent leurs opérations pour maîtriser les derniers foyers actifs, tandis que la Guardia Civil continue ses recherches afin d’identifier d’éventuelles nouvelles victimes. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez est attendu lundi en Andalousie pour se rendre sur les lieux du drame.

L'INFO EN CONTINU

Toute l'actualité

À LIRE ENSUITE

LES PLUS LUS