Une dénonciation frontale de la politique américaine
Dans son message, Clémence Guetté dresse une liste d’événements qu’elle juge particulièrement graves. Elle évoque d’abord l’opération américaine au Venezuela, affirmant que « les États-Unis de Trump kidnappent un chef d’État ». Pour la députée, cette intervention représente une rupture nette avec les principes de souveraineté et constitue un précédent inquiétant. Le ton est sans ambiguïté : elle parle d’un acte de force qui, selon elle, s’inscrit en totale contradiction avec le droit international.
La parlementaire élargit ensuite sa dénonciation au conflit Proche-Orient. Elle accuse Washington de « soutenir et appuyer militairement un génocide en Palestine », une formulation qui reflète la position constante de La France insoumise sur la guerre à Gaza. Dans ses propos, Clémence Guetté insiste sur la responsabilité des alliés des États-Unis, estimant que le soutien militaire et diplomatique américain engage indirectement les pays membres de l’OTAN.
Autre sujet mis en avant : les propos et menaces américaines autour du Groenland. La députée affirme que « les États-Unis de Trump menacent le Groenland d’une annexion armée », rappelant les déclarations passées de l’ancien président américain sur l’intérêt stratégique de ce territoire. Pour elle, ces prises de position traduisent une vision du monde fondée sur la domination et la coercition, incompatible avec les principes de coopération internationale.
Clémence Guetté insiste également sur les bombardements menés par les États-Unis dans plusieurs régions du monde. Elle dénonce des frappes réalisées « en violation totale du droit international », sans mandat clair ni respect des cadres multilatéraux. Pour elle, ces actions répétées illustrent une dérive structurelle de la politique étrangère américaine, à laquelle la France ne peut plus rester associée sans s’exposer à une perte de crédibilité.
Une remise en cause assumée de l’OTAN
La députée qualifie l’OTAN d’« alliance militaire dirigée et au service des États-Unis », estimant que Paris se retrouve lié à des choix stratégiques qu’il ne maîtrise pas et qu’il ne cautionne pas officiellement. « Plus que jamais, la question de la participation de la France à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord se pose »,a-t-elle déclaré.
Face à ce constat, Clémence Guetté annonce clairement son intention politique. « Je dépose une proposition de résolution pour la sortie planifiée de l’OTAN, en commençant par celle de son commandement intégré », écrit-elle. Elle précise que cette démarche vise à réaffirmer l’indépendance stratégique de la France, sans pour autant rompre brutalement tous les cadres de coopération. Pour l’élue, il s’agit avant tout de reprendre la main sur les décisions militaires françaises et de ne plus être entraînée dans des logiques de guerre imposées par Washington.