Alors que les prix du pétrole et du gaz connaissent une envolée sur fond de tensions au Moyen-Orient, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a rassuré ce mardi 3 mars : la France ne court “aucun risque” d’approvisionnement à court terme. Face à la flambée des prix de l’énergie, il appelle les consommateurs au calme : “Il n’y a aucune raison de se ruer sur les stations-service”, a-t-il déclaré, précisant que ni le gaz ni l’essence ne sont menacés pour le moment.
Des marchés sous pression malgré les assurances et prix
Malgré ces assurances, les marchés restent nerveux. Lundi 2 mars, le baril de pétrole a franchi les 80 dollars, après la fermeture du détroit d’Ormuz, essentiel au transport de 20 % du brut mondial. Mardi matin, le Brent continuait sa progression de plus de 4 %, tandis que le prix du gaz en Europe enregistrait un bond de plus de 30 % après une hausse de 22 % la veille.
À Bercy, une cellule de crise suit la situation quotidiennement, le ministre reconnaissant que le conflit “crée des incertitudes économiques”. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, met en garde contre toute réaction précipitée : il serait “une erreur” de modifier rapidement les taux d’intérêt face à cette instabilité.
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