Mardi soir, devant un Congrès toujours divisé, Donald Trump a peint un tableau très optimiste des États-Unis depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier. Malgré un mécontentement croissant sur l’économie et l’immigration, à moins d’un an des élections de mi-mandat, le président a vanté un « redressement historique » et une « transformation sans précédent » du pays.
Dans un discours record de 1 h 47, Trump a cherché à convaincre les Américains que leur situation s’est améliorée. Lors de la première partie de son allocution, la plus regardée, il a cité de nombreux chiffres pour illustrer ses réussites : « L’inflation chute, les revenus augmentent rapidement, et l’économie est florissante comme jamais auparavant », a-t-il déclaré. Selon lui, ces avancées marqueraient l’« âge d’or de l’Amérique ».
Trump, entre attaques contre les démocrates et critiques de la réalité
Si Trump a insisté sur les baisses d’impôts et sa politique protectionniste, il a surtout critiqué l’opposition démocrate, notamment sur l’immigration illégale. À un moment symbolique, il a demandé aux spectateurs de se lever s’ils pensaient que protéger les citoyens devait primer sur l’accueil des immigrés illégaux, provoquant des silences et des gestes de désapprobation de la part des démocrates.
Plusieurs élus ont quitté la salle ou été expulsés, tandis que d’autres dénonçaient le discours comme déconnecté de la réalité. Chuck Schumer a pointé « un quotidien marqué par des coûts plus élevés, des logements inabordables et plus de corruption ». Un sondage YouGov/Marketwatch montre par ailleurs que près de la moitié des Américains estiment que leur pouvoir d’achat s’est dégradé depuis le retour de Trump. Pour les démocrates, la question reste claire : « Est-ce que le président travaille pour vous ? Nous savons tous que la réponse est non », a résumé Abigail Spanberger.