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Affaire Lyhanna : la justice française lance un contrôle élargi des plaintes pour violences sexuelles

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Dans l’affaire Lyhanna, la justice française annonce un examen élargi des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs, incluant des milliers de dossiers et le suivi des condamnations.
Affaire Lyhanna : la justice française lance un contrôle élargi des plaintes pour violences sexuelles
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant la cité judiciaire de Rennes le lundi 8 juin 2026

Dans le dossier Lyhanna, la plainte aujourd’hui au centre des interrogations avait été déposée le 22 août 2025 par la mère d’une fillette de 11 ans. Elle visait des faits de viols présumés commis entre septembre 2024 et mai 2025 au domicile du suspect, Jérôme B.

Dans ce contexte, la procureure générale près la cour d’appel de Paris, Marie-Suzanne Le Quéau, a annoncé vouloir aller au-delà de la simple revue des 70.000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs demandée par le ministre de la Justice à la suite du décès de Lyhanna. Elle a indiqué avoir demandé un examen plus large des dossiers, incluant non seulement les affaires déjà traitées par les parquets, mais aussi celles encore en attente de prise en charge par les services d’enquête. Elle a également évoqué un premier recensement d’environ 7.000 procédures relevant des parquets placés sous sa responsabilité.

Affaire Lyhanna : recensement des procédures et renforcement du suivi des condamnations

L’examen voulu par la magistrate doit aussi porter sur le fonctionnement interne de la chaîne judiciaire, notamment l’enregistrement des plaintes, leur transmission aux magistrats et les délais de traitement, afin de vérifier la rapidité de prise en charge des affaires.

Au-delà de l’état des dossiers, la procureure générale souhaite également contrôler l’exécution des peines, en s’assurant que les personnes condamnées pour des infractions sexuelles voient bien leurs sanctions appliquées et correctement inscrites au casier judiciaire. Elle appelle enfin à une meilleure fiabilité des fichiers judiciaires et à une interconnexion renforcée entre les outils existants, tels que le traitement des antécédents judiciaires et le logiciel de gestion de la chaîne pénale Cassiopée, régulièrement critiqué pour ses limites techniques et ses problèmes de mise à jour.

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