La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) est de nouveau en deuil. Ce vendredi, l’organisation a annoncé le décès du caporal indonésien Rico Pramudia. Ce dernier avait été grièvement blessé le 29 mars dernier lors de l’explosion d’un projectile sur sa base d’Adchit Al Qusayr, alors que le secteur était le théâtre de violents affrontements entre l’armée israélienne et le Hezbollah.
Décès d’un Casque bleu : une force de paix prise entre deux feux
Depuis le déclenchement des hostilités le 2 mars, la mission onusienne paie un tribut de plus en plus lourd. Le décès du caporal Pramudia porte à six le nombre de Casques bleus tués en moins de deux mois. Selon les premiers éléments de l’enquête de l’ONU, la responsabilité des pertes est partagée par les belligérants : un obus de char israélien serait à l’origine du drame du 29 mars, tandis qu’un engin explosif du Hezbollah est suspecté dans une autre attaque mortelle survenue près de Bani Hayyan le lendemain.
Vers une enquête internationale et des accusations de crimes de guerre
Malgré la trêve instaurée le 17 avril, la tension reste vive, marquée par l’embuscade du 18 avril qui a coûté la vie à deux soldats français à Deir Kifa. Face à cette série d’attaques, l’Indonésie a officiellement saisi le Conseil de sécurité de l’ONU pour exiger une enquête approfondie. La Finul a fermement rappelé que les attaques délibérées contre ses troupes constituent non seulement des violations de la résolution 1701, mais peuvent également être qualifiées de crimes de guerre par la justice internationale.