Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a affirmé qu’« Israël a bien sûr le droit de se défendre », tout en jugeant que ses actions sont « inacceptables » et « disproportionnées », estimant qu’elles conduisent à une impasse.
Il a réagi à la situation au Liban et en Cisjordanie, qualifiant notamment de graves les récents événements survenus dans ces zones.
Vers un réexamen de l’accord UE–Israël
Dans ce contexte, la question d’une possible suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël pourrait être de nouveau discutée, a indiqué le porte-parole du Quai d’Orsay. Une telle option, évoquée après les frappes au Liban et les violences attribuées à des colons en Cisjordanie, pourrait s’ajouter à d’éventuelles sanctions nationales.
Cet accord, en vigueur depuis 2000 et destiné à encadrer les relations politiques et commerciales entre les deux parties, ne peut être suspendu qu’à l’unanimité des 27 États membres. L’an dernier déjà, l’UE avait engagé un réexamen du texte dans un contexte de tensions à Gaza, certains pays estimant qu’Israël ne respectait pas ses engagements en matière de droits humains. Un rapport européen avait d’ailleurs pointé des violations potentielles, même si plusieurs États, dont l’Allemagne, s’étaient opposés à toute suspension globale.