« L’écologie est avant tout une politique de santé publique », explique Grégoire. Il propose la création de « refuges de fraîcheur » pour les plus fragiles et la réquisition des halls de bureaux climatisés en cas d’urgence. Les écoles bénéficieront de rénovations thermiques accélérées, avec cours végétalisées, ventilateurs, stores et « salles fraîches » dû aux canicules.
Le plan prévoit également la transformation de l’espace public : les « rues aux enfants » passeront de 300 à 1 000, cinq nouvelles places seront végétalisées (Concorde, Gambetta, Trocadéro, Italie, Bataille-de-Stalingrad) et la place de la République sera davantage végétalisée. Le boulevard périphérique deviendra un « boulevard urbain » avec des liaisons bus et pistes cyclables, tandis que les deux rives de la Seine offriront 25 km de promenade continue et végétalisée.
Logements, espaces verts et critiques aux canicules
Emmanuel Grégoire prévoit également un « grand plan volets » pour le parc social, 200 000 rénovations thermiques, le débétonnage de cours d’immeubles et l’adaptation des toits pour rafraîchir la ville. Dix nouveaux parcs et dix aires de jeu XXL seront créés, et un site de baignade estivale ouvrira dans le port de l’Arsenal.
Le plan suscite toutefois des critiques. L’écologiste Émile Meunier (rallié à LFI) estime que « à moyens constants, il est impossible d’accélérer les rénovations, le plan vélo ou la création de nouveaux parcs », tandis que l’équipe de Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance) dénonce « des promesses sans lendemain », notamment concernant les réaménagements coûteux des places de la République et de Gambetta.