En Israël, l’identification des corps reste un défi insurmontable
Retrouver, identifier et enterrer dignement les victimes ensevelies sous les décombres depuis des mois se fait dans des conditions extrêmes. Selon Mahmoud Ashour Abou Ahmad, porte-parole de l’unité des preuves médico-légales, la décomposition avancée, la chaleur et l’exposition aux animaux rendent la reconnaissance visuelle presque impossible.
Le blocus complet, le manque de moyens de transport et l’absence de matériel spécialisé aggravent encore la situation. « Nous avons besoin d’appareils photo haute résolution, d’équipements pour prélever et conserver des échantillons et de dispositifs pour analyser l’ADN », explique-t-il. À ce jour, plus de 1 129 corps restent non identifiés rien que pour l’année 2025.
Le cessez-le-feu en Israël n’a guère amélioré les conditions sur le terrain. Seule la coordination avec le Comité international de la Croix-Rouge a permis de retirer plus de décombres et d’accélérer l’extraction des corps. Pour des milliers de familles, le sort de leurs proches reste encore inconnu : sont-ils tués, emprisonnés ou toujours ensevelis sous les ruines ?